J’ai lu tous les articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme et j’y ai trouvé un vide. Alors, j’y ai ajouté moi-même un nouvel article :

Article 31 : Tout être humain a le droit d’aimer qui il veut.

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Je vis ma propre vie, et peu m’importe la manière dont on me juge : gros, maigre, grand, petit, blanc, vert… !
Tout cela ne concerne que moi. Oubliez donc l’obsession d’“être important” ou non : le journal du samedi n’est déjà plus qu’un déchet le dimanche. Vivez à votre manière, avec vos propres règles, vos croyances et votre foi intime.

Les gens auront toujours besoin de matière pour leurs conversations ; quoi que vous fassiez, ils trouveront de quoi parler. Alors sois simple : mange avec tes mains, assieds-toi à même le sol, marche pieds nus sous la pluie, sois joyeux et savoure la vie.

Qu’attendez-vous vraiment des gens ?
Ils parlent même derrière le dos de leur propre Dieu.

Ehsan Tarinia – Luxembourg

LUXEMBOURG

+352 691 23 49 49

ehsantarinia@hotmail.com

Qui est Ehsan Tarinia ?

En quête de l’être humain, de la vérité et de la liberté

Certains êtres ne sauraient être circonscrits aux frontières d’une profession, d’un territoire ou d’un titre. Leur existence emprunte des chemins parallèles, parfois éloignés les uns des autres : de la science à la littérature, de la psyché humaine aux structures de la société, du journalisme à la traduction, de l’exil à la création, et de l’expérience intime à la responsabilité collective.

Ehsan Tarinia Gilani, journaliste, écrivain, traducteur, psychologue et fondateur de la structure indépendante SIMOURQ, appartient à cette famille d’esprits. Sa vie s’est façonnée au croisement de plusieurs langues, cultures et géographies, mais un même axe n’a jamais cessé d’orienter sa pensée : la quête de la vérité et la défense de la liberté humaine.

Il est né un 8 février à Sanandaj, au sein d’une famille dont les racines plongent à la fois dans le Guilan et le Kurdistan. De son père, il a reçu l’héritage du Guilan ; de sa mère, son attachement au Kurdistan. Comme si, dès l’origine, deux géographies s’étaient rejointes en lui : la verdure et les pluies du nord, la force et l’altitude des montagnes de l’ouest de l’Iran.

Son enfance s’est déroulée dans la coexistence du persan, du kurde et du gilaki. Avant même de devenir un savoir à acquérir, cette vie entre plusieurs langues constitua pour lui une expérience existentielle. Il comprit très tôt qu’une langue n’est pas seulement un assemblage de mots : elle est une manière de regarder le monde, de comprendre la souffrance, d’exprimer l’amour et de préserver la mémoire d’un peuple.

Plus tard, non par choix mais sous la contrainte des circonstances, la vie le conduisit d’Iran au Luxembourg, en Europe. Pourtant, l’exil ne fut jamais pour lui un simple changement d’adresse ou de territoire. Il fut l’expérience de la perte et de la reconstruction : vivre entre une patrie désormais lointaine et un avenir qu’il fallait édifier de ses propres mains. Il apprit ainsi que l’exilé est parfois contraint de bâtir sa demeure non plus sur une terre, mais dans sa langue, sa mémoire, son travail et ses créations.

Une plume qui, dès l’adolescence, commença à interroger le monde

Ehsan Tarinia débuta ses activités journalistiques et son travail de caricaturiste à l’âge de seize ans. À un âge où beaucoup observent encore le monde depuis une distance rassurante, il trouva dans l’écriture et dans les lignes tracées sur le papier une manière d’entrer au cœur même de la société.

Ses premiers textes furent publiés dans des revues locales et universitaires. Ils portaient sur des questions sociales, culturelles et philosophiques, ainsi que sur la condition humaine au sein de la société. Pour lui, écrire ne fut dès l’origine ni un divertissement ni un instrument de mise en scène de soi, mais une tentative de comprendre ce qui se dissimulait derrière l’apparente tranquillité du monde.

Dans un pays où la censure s’efforçait d’élever un mur entre l’écrivain et la vérité, prendre la plume impliquait nécessairement un risque. Pendant un temps, il publia ses textes sous le pseudonyme d’« Ahura Parsa ». D’abord choisi comme une protection lui permettant de continuer à écrire, ce nom devint progressivement la marque d’une période intellectuelle de sa vie et le symbole de sa résistance à l’autoritarisme religieux.

Les pressions politiques et les restrictions croissantes finirent par le contraindre à quitter l’Iran. Son départ ne signifia cependant nullement la fin de son engagement dans les questions relatives à son pays. La distance géographique n’affaiblit pas le lien qui l’unissait à l’histoire, à la langue et au destin de l’Iran. Elle lui permit, au contraire, de contempler sa patrie depuis un horizon plus vaste : avec affection, mais sans fanatisme ; avec fidélité, mais sans sacralisation ; avec espérance, sans jamais sacrifier la réalité au désir.

À ses yeux, le journalisme n’est pas une profession consistant à reproduire mécaniquement l’information. Le journaliste doit dépasser la surface de l’événement, remonter jusqu’à ses racines, comprendre les mécanismes du pouvoir et inscrire dans la mémoire collective ce que la propagande officielle cherche à dissimuler.

Si la vérité n’est ni écrite ni consignée, elle risque d’être ensevelie sous l’accumulation des mensonges organisés. Une société privée de sa mémoire historique se condamne alors à retomber dans les mêmes erreurs que celles pour lesquelles elle a autrefois payé un prix considérable.

C’est pourquoi une part importante des écrits d’Ehsan Tarinia est consacrée à la politique iranienne, à l’identité nationale, à la laïcité, à la liberté d’expression, à la psychologie du pouvoir, à l’exil, aux sociétés multiculturelles, aux comportements collectifs et aux rapports que l’être humain entretient avec l’idéologie.

De l’ingénierie du corps à la connaissance de la psyché

À l’image de sa vie professionnelle, le parcours universitaire d’Ehsan Tarinia ne s’est jamais laissé enfermer dans une seule discipline ni dans un domaine unique. Il est titulaire d’un diplôme de premier cycle en ingénierie biomédicale, avec une spécialisation en biomécanique, ainsi que d’un master en psychologie. Il a poursuivi ses études et ses activités spécialisées dans les domaines de la psychologie clinique, du conseil psychologique et de la psychologie criminologique.

À première vue, l’ingénierie biomédicale et la psychologie peuvent apparaître comme deux univers éloignés. La première étudie les structures du corps, les forces, le mouvement et les lois de la matière ; la seconde explore l’esprit, le comportement, la souffrance, la mémoire et les profondeurs complexes de la psyché humaine.

Pour lui, pourtant, ces deux voies convergent vers une même interrogation fondamentale : comment l’être humain est-il constitué, et quelles sont les forces qui le mettent en mouvement ?

Sa formation d’ingénieur lui a enseigné la rigueur, la précision et l’analyse structurelle. La psychologie lui a, quant à elle, révélé que l’être humain ne pouvait être compris uniquement à travers des chiffres, des diagrammes ou des manifestations apparentes. Tout comportement porte en lui une histoire invisible, et toute décision se forme au sein d’un réseau de souvenirs, d’angoisses, de désirs, de contraintes sociales et de rapports de pouvoir.

Cette approche interdisciplinaire se retrouve également dans ses analyses politiques et sociales. Pour lui, la politique ne se réduit pas à la rivalité entre gouvernements, partis ou dirigeants. Elle entretient des liens profonds avec la psyché collective, le sentiment d’insécurité, le besoin d’appartenance, la peur de la liberté, le désir d’obéir, la propagande, la fabrication des mythes et la mémoire historique.

Selon lui, comprendre un régime politique ne consiste donc pas seulement à examiner ses lois et ses institutions. Il faut également découvrir comment ce régime produit la peur, construit l’obéissance et recompose la réalité dans l’esprit de la société.

La traduction : une responsabilité envers le sens

La traduction constitue un autre pilier de la vie professionnelle d’Ehsan Tarinia. Depuis de nombreuses années, il œuvre dans les domaines de la traduction, de l’interprétariat et de la communication multilingue, notamment en persan, kurde, français, allemand, luxembourgeois et anglais. Dans des contextes administratifs, sociaux, juridiques, judiciaires et policiers, il a ainsi édifié des passerelles linguistiques entre les personnes et les institutions.

Pour lui, traduire ne consiste pas à déplacer mécaniquement des mots d’une langue vers une autre. Chaque mot porte en lui une histoire faite d’expériences, de culture et d’émotions. Le traducteur doit faire franchir au sens une frontière invisible, sans rien retrancher à sa vérité et sans y introduire quoi que ce soit qui lui soit étranger.

Dans les affaires administratives et judiciaires, cette responsabilité se fait plus lourde encore, car le destin d’un être humain peut parfois dépendre de l’exactitude ou de l’inexactitude d’une seule phrase. Dans de telles circonstances, le traducteur ne se contente pas de rapprocher les langues : il réduit également la distance qui sépare l’être humain de la justice.

Sa connaissance du persan, du kurde, du gilaki, du français, de l’anglais, de l’allemand et du luxembourgeois est le fruit de cette existence vécue aux frontières de plusieurs cultures. Pour lui, une langue n’est pas un mur destiné à séparer les hommes, mais une voie d’accès vers le monde de l’autre.

SIMOURQ : du mythe de la quête à l’édifice de la création

La fondation de la structure indépendante SIMOURQ constitue l’une des réalisations professionnelles majeures d’Ehsan Tarinia. Née d’une idée et d’une nécessité, SIMOURQ s’est progressivement développée pour devenir une institution multidisciplinaire intervenant dans les domaines de l’impression, de l’édition, de la culture, des médias, de la traduction, du design et des technologies.

Avant d’être le nom d’une structure professionnelle, SIMOURQ est porteur d’une profonde signification culturelle. Dans la littérature iranienne, le Simourq est un symbole de sagesse, de guérison, de connaissance et de cette vérité à la recherche de laquelle l’être humain peut consacrer toute une existence, sans savoir qu’une part de cette vérité résidait en lui depuis le commencement.

Dans La Conférence des oiseaux de Farid al-Din Attar de Nishapur, les oiseaux, après avoir traversé de redoutables vallées, découvrent finalement que la vérité lointaine qu’ils poursuivaient n’était pas distincte de leur propre existence collective.

Pour Ehsan Tarinia, ce récit dépasse largement la portée d’une simple allégorie mystique. Tout exilé qui abandonne sa demeure et sa patrie et traverse les sept vallées de la souffrance en quête de sécurité, de liberté et d’une vie meilleure devient lui-même l’un des oiseaux de cette caravane ; un oiseau qui devra peut-être, au terme du voyage, apprendre à se reconnaître à nouveau dans le miroir de son propre cheminement.

SIMOURQ est née de cette interprétation : non pas seulement comme le nom d’une activité professionnelle, mais comme l’image d’un relèvement, d’une reconstruction et d’une création devenues possibles après la rupture.

Aujourd’hui, SIMOURQ est une imprimerie indépendante et une maison d’édition professionnelle qui s’efforce de réunir, au sein d’une même structure, toutes les étapes conduisant de la naissance d’une idée à sa transformation en une œuvre appelée à durer.

Dans l’imprimerie SIMOURQ, imprimer ne signifie pas simplement déposer des couleurs sur du papier. L’impression est l’étape au cours de laquelle une pensée acquiert une identité visuelle, une présence tangible et une forme matérielle.

Chez SIMOURQ, le livre ne peut être dissocié de l’impression ; l’impression ne peut être séparée du design ; le design ne peut être détaché de l’identité de marque ; et cette identité demeure inachevée sans les médias, les technologies et la communication numérique.

SIMOURQ s’efforce ainsi de réunir ces différents éléments dans un ensemble cohérent : un univers où la tradition séculaire des mots et du papier dialogue avec les possibilités offertes par le monde numérique.

Pour Ehsan Tarinia, SIMOURQ incarne également une part de son histoire personnelle : un édifice né de l’exil, de l’expérience, de l’indépendance et de longues années d’apprentissage. Si l’exil lui a retiré une demeure, SIMOURQ a représenté une tentative d’en bâtir une nouvelle : une demeure destinée aux mots, aux livres, aux images, aux voix et aux idées qui refusent de disparaître dans le silence et l’oubli.

L’enseignement : transmettre les instruments de l’autonomie

Parallèlement à ses activités scientifiques, médiatiques et professionnelles, Ehsan Tarinia possède également une expérience dans l’enseignement des technologies et des compétences informatiques. Il a exercé en qualité de formateur agréé par le ministère luxembourgeois de l’Éducation nationale.

À ses yeux, enseigner ne consiste pas à accumuler des informations dans l’esprit d’un individu. Un savoir qui ne conduit pas à l’autonomie peut lui-même devenir une autre forme de dépendance.

L’enseignement acquiert véritablement son sens lorsqu’il permet à une personne de mieux réfléchir, de choisir avec davantage de discernement et de prendre en main son avenir professionnel et social avec plus d’assurance.

Cette conception traverse également les formations et activités éducatives qu’il a consacrées aux technologies, à la culture numérique, à la communication et aux réalités des sociétés multiculturelles.

La littérature : une mémoire dressée contre l’oubli

La fondation et la direction, depuis 2013 au Luxembourg, de l’association PEN s’inscrivent dans le prolongement naturel de la conviction d’Ehsan Tarinia quant au lien indissociable entre la plume et la responsabilité sociale.

Cette association a été créée pour défendre la liberté d’expression et soutenir les écrivains, poètes, traducteurs et journalistes confrontés à la censure, aux menaces, à l’exil ou à l’imposition du silence.

Pour lui, la littérature n’est pas un simple ornement de l’existence : elle constitue l’une des voies permettant de préserver la dignité humaine. Un livre peut inscrire dans la mémoire de l’Histoire ce que le pouvoir cherche à effacer. Un poème peut donner un nom à une souffrance que la politique refuse de reconnaître. L’écriture peut rendre la parole à celui dont la voix a été confisquée.

Dans le prolongement de cette démarche, il a également participé à la création de programmes et de podcasts culturels, éducatifs et sociaux. À travers ces productions, il s’est efforcé d’aborder, dans une langue claire et accessible, des sujets tels que l’exil, l’identité, la psychologie sociale, la politique et la vie au sein des sociétés multiculturelles européennes.

L’Iran : une patrie qui continue de vivre dans l’âme

Au cœur de l’univers intellectuel d’Ehsan Tarinia, l’Iran occupe une place fondamentale. Non pas un Iran enfermé dans des slogans politiques, ni une représentation mythifiée et irréprochable du passé, mais l’Iran envisagé comme une continuité historique et culturelle, façonnée par la contribution de peuples, de langues, de traditions et d’expériences multiples.

Il se définit comme nationaliste — au sens d’un attachement profond à l’Iran —, laïque et athée. Néanmoins, le nationalisme tel qu’il le conçoit ne relève ni d’une prétention à la supériorité raciale, ni d’une hostilité à l’égard des autres nations, ni d’un refus de la diversité intérieure de l’Iran.

Pour lui, le nationalisme consiste à défendre l’intégrité territoriale du pays, sa mémoire historique, ses intérêts nationaux et le droit du peuple iranien à déterminer librement son propre destin.

L’Iran n’est pas à ses yeux une simple carte politique. Il est un tissu de souvenirs, de langues, de musiques, de souffrances, de mythes et de liens humains. Une patrie peut demeurer géographiquement éloignée ; tant qu’elle reste vivante dans la langue et la mémoire de l’individu, elle n’est jamais entièrement perdue.

Ehsan Tarinia établit une distinction fondamentale entre aimer l’Iran et sacraliser son passé. La fidélité à la patrie ne saurait signifier que l’on ferme les yeux sur les erreurs de l’Histoire. Le passé doit être connu, mais il doit également pouvoir être critiqué, car un peuple qui craint d’interroger son passé ne peut trouver le chemin de son avenir.

De même, la modernité ne devrait jamais être réduite à une imitation déracinée des autres sociétés. L’avenir de l’Iran devra naître d’un dialogue réfléchi entre son héritage historique, la liberté, la primauté du droit, les droits des citoyens et les acquis du monde moderne.

La laïcité : condition de l’égalité entre les êtres humains

Ehsan Tarinia ne considère pas la laïcité comme une hostilité envers la religion, mais comme une condition indispensable à la liberté de conscience et à l’égalité entre les citoyens.

L’État ne doit être ni le gardien d’une religion particulière, ni l’interprète d’une volonté céleste, ni l’exécutant des prescriptions du clergé. La foi, le doute et l’absence de croyance appartiennent à la sphère intime de l’être humain. Aucun citoyen ne devrait bénéficier de droits supérieurs ou inférieurs en raison de sa croyance ou de son incroyance.

Son opposition à la République islamique trouve également son origine dans ce principe : elle est une opposition à un système qui a transformé la religion, d’expérience individuelle, en instrument de pouvoir politique ; qui a assujetti la loi à l’idéologie ; et qui a considéré l’être humain non comme un citoyen libre, mais comme un sujet destiné à obéir.

Sa critique ne vise toutefois pas un seul gouvernement. Tout système de pensée qui prétend détenir le monopole de la vérité et sacrifie la liberté individuelle à une promesse sacrée, sociale, ethnique ou idéologique doit, selon lui, être soumis au questionnement et à la critique.

Quelle que soit la forme sous laquelle il se présente, l’autoritarisme aboutit toujours au même point : réduire l’être humain au silence.

L’athéisme : assumer la responsabilité humaine

Pour Ehsan Tarinia, l’athéisme ne se résume pas à la négation de l’existence de Dieu. Il signifie également l’acceptation pleine et entière de la responsabilité de l’être humain à l’égard de sa propre vie et du monde qui l’entoure.

Si aucune puissance surnaturelle ne doit penser à la place de l’être humain, instaurer la justice pour lui ou réparer les destructions qu’il a lui-même provoquées, alors la responsabilité de bâtir un monde plus humain incombe entièrement aux êtres humains.

Dans cette perspective, l’éthique n’a besoin ni de la promesse d’une récompense céleste ni de la crainte d’un châtiment dans l’au-delà. L’être humain peut choisir de ne pas nuire à autrui, non parce qu’un commandement sacré le lui impose, mais parce qu’il connaît la souffrance, éprouve de l’empathie et reconnaît le caractère inviolable de la vie.

Son athéisme ne signifie pas qu’il nie les droits des croyants. Il défend le droit de chaque personne à croire, à douter ou à ne pas croire. Il établit néanmoins une distinction fondamentale entre le droit de posséder une conviction et la prétention à imposer cette conviction à l’ensemble de la société.

Une croyance demeure respectable tant qu’elle ne devient pas un instrument de domination, de discrimination ou de réduction de l’autre au silence.

La vie comme perpétuel devenir

Il est probable qu’aucun titre ne puisse, à lui seul, définir pleinement Ehsan Tarinia. Le journalisme, la psychologie, la traduction, l’écriture, l’édition, l’impression, l’enseignement et l’entrepreneuriat ne constituent pas, dans sa vie, des activités dispersées. Ils sont les différentes expressions d’une quête commune : comprendre l’être humain et transformer cette compréhension en mots, en œuvres et en actions.

Il ne se considère pas comme le détenteur d’une vérité définitive. La vérité n’est pas une chose que l’on acquiert une fois pour toutes afin de l’enfermer dans le coffre-fort des certitudes. Elle est un horizon qui, à mesure que l’on avance vers lui, fait surgir devant nous de nouvelles interrogations.

Ainsi, son identité ne s’est pas construite autour de réponses immuables, mais dans la capacité d’interroger, d’apprendre et de reconsidérer ses propres convictions. L’être humain demeure véritablement vivant tant qu’il est encore capable de douter de ses certitudes, de tirer les enseignements de l’expérience et de se reconstruire après chaque échec.

Ehsan Tarinia continue d’écrire, de traduire, d’apprendre et de créer ; non parce qu’il aurait trouvé la réponse à toutes les questions, mais parce qu’il croit encore à la valeur de la quête.

Entre la patrie et l’exil, entre la science et la littérature, entre la psyché humaine et la politique des sociétés, entre le papier et l’univers numérique, il a tracé un chemin que l’on pourrait peut-être résumer en une seule phrase :

Se tenir du côté de l’être humain, face à l’oubli, à la contrainte et au silence.