L’ONU : le club des gros bras et des spectateurs inquiets

Si un jour il fallait publier une offre d’emploi pour l’Organisation des Nations unies, elle ressemblerait probablement à ceci :

« Recherche diplomates, Premiers ministres et Présidents de la République possédant une grande aptitude à exprimer leur inquiétude. Le candidat doit être capable, face à la guerre, aux massacres, à la torture, aux exécutions, aux agressions militaires, à la répression des manifestations et aux autres petits désagréments de la vie humaine, de garder son sang-froid, de commencer par se déclarer inquiet, puis profondément inquiet et, en cas d’aggravation sévère de la situation, d’exprimer sa très profonde inquiétude. La maîtrise de Word et PDF constitue un atout. »

Plus de quatre-vingts ans après la création de l’ONU, la plus grande réussite de cette institution est peut-être d’avoir enfin permis à l’humanité de comprendre qu’il existe une subtile différence entre « empêcher un crime » et « publier un communiqué à propos d’un crime ». En général, l’ONU est nettement plus performante dans la seconde activité.

L’Organisation des Nations unies a été fondée en 1945 afin, conformément à sa Charte, de préserver les générations futures du fléau de la guerre. Une très belle idée ; presque aussi belle que celle qui consisterait, pour lutter contre le vol, à confier la gestion du coffre-fort d’une banque à cinq voleurs professionnels, à condition qu’ils portent un costume et qu’ils s’appellent mutuellement « Excellence ».

Les architectes du nouvel ordre mondial ont déclaré que tous les pays étaient égaux, puis ils ont immédiatement installé cinq sièges permanents en expliquant que, bien entendu, certains pays étaient juste un peu plus égaux que les autres. Les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni sont devenus membres permanents du Conseil de sécurité et ont reçu un privilège dont le nom poli est « droit de veto » et dont la traduction officieuse serait :

« Les autres peuvent voter autant qu’ils le souhaitent, tant que nous sommes d’accord. »

Selon les propres règles de l’ONU, dans les décisions de fond du Conseil de sécurité, le vote négatif de l’un des cinq membres permanents peut empêcher l’adoption d’une décision. Autrement dit, après deux guerres mondiales, l’humanité est parvenue à cette conclusion historique : pour empêcher les grandes puissances d’abuser de leur pouvoir, le mieux est de leur donner officiellement encore davantage de pouvoir afin que, si une décision contraire à leurs intérêts est prise, elles puissent elles-mêmes la bloquer.

Si un tel génie avait été appliqué à l’ingénierie du bâtiment, le siège de l’ONU n’aurait probablement toujours pas de premier étage.

Bien entendu, cette organisation porte le nom d’« Organisation des Nations unies », ce qui constitue déjà la première plaisanterie de l’histoire. Les « Nations » y sont effectivement présentes ; quant au fait qu’elles soient « unies », mieux vaut ne pas se montrer trop exigeant.

C’est à peu près comme si l’on baptisait la réunion de divorce de quinze couples « Congrès des amoureux heureux ».

Aussi simple que cela.

Le Conseil de sécurité : la sécurité pour qui ?

Le Conseil de sécurité est censé être le gardien de la paix et de la sécurité internationales. Sa composition a d’ailleurs été conçue avec une remarquable intelligence : cinq grandes puissances disposant du droit de veto et dix autres pays qui ont le droit d’assister aux réunions, de parler, de voter et de vivre une expérience ressemblant vaguement à de la participation politique.

Imaginez quinze personnes vivant dans le même immeuble.

Cinq d’entre elles possèdent la clé principale de l’immeuble.

Un jour, l’une de ces cinq personnes entre dans l’appartement du voisin avec un bulldozer.

Le conseil de copropriété convoque immédiatement une réunion d’urgence et quatorze personnes déclarent :

« Il faut faire quelque chose. »

Le conducteur du bulldozer répond :

« Je suis contre. »

Le président de séance dit :

« Très bien. Alors nous ne ferons rien. Mais permettez-nous de souligner que l’entrée d’un bulldozer dans la chambre à coucher du voisin n’est pas compatible avec l’esprit de coexistence pacifique au sein de l’immeuble. »

Puis tout le monde part déjeuner.

Cette caricature n’explique évidemment pas toute la complexité du Conseil de sécurité, mais le véritable problème est là : une structure conçue pour contenir le pouvoir dépend, pour ses décisions les plus sensibles, du consentement des grandes puissances. Les cinq membres permanents ont d’ailleurs tous utilisé le droit de veto à différents moments.

Peut-être faudrait-il donc inscrire au-dessus de l’entrée du Conseil de sécurité :

« Justice internationale : sous réserve de l’accord des actionnaires majoritaires. »

Les droits humains : veuillez prendre un numéro

Mais le véritable chef-d’œuvre de l’ONU commence lorsque nous quittons le département « sécurité » pour entrer dans celui des « droits humains ».

Nous sommes alors face à une industrie gigantesque : rapporteur spécial, Conseil des droits de l’homme, mission d’établissement des faits, expert indépendant, correspondance officielle, résolution, session extraordinaire, session ordinaire, dialogue interactif, rapport annuel et, bien entendu, le souverain incontesté de tout cet écosystème : le PDF.

Si un gouvernement pas particulièrement respectable comme la République islamique réprime ou massacre ses propres manifestants, arrête une jeune fille à cause du voile obligatoire, emprisonne et torture un journaliste politique, le prive d’un accès adéquat à un avocat ou le condamne à mort, le dispositif international des droits humains peut, après avoir reçu les informations nécessaires, se mettre en mouvement : il envoie une lettre, demande des explications, adresse des avertissements, rédige un rapport et consigne son inquiétude.

Ces activités ne sont pas imaginaires ; par exemple, en 2026, des experts des Nations unies ont adressé des communications concernant des affaires en Iran portant notamment sur des risques d’exécution, des allégations de torture et de détention arbitraire, des disparitions forcées et des violations des garanties relatives à un procès équitable.

Le problème, c’est qu’un prisonnier politique ne sort pas de prison grâce à un PDF et que la corde de la potence, malheureusement, n’a toujours pas installé Adobe Acrobat Reader.

C’est ici que le fossé entre « documenter un crime » et « arrêter un crime » devient tellement immense qu’on pourrait presque y construire un autre bâtiment pour l’ONU.

La République islamique réprime ; les experts de l’ONU expriment leur inquiétude.

La République islamique rejette les accusations ; les experts enregistrent sa réponse.

Le rapport suivant est publié ; le régime affirme qu’il est politique.

Une réunion est organisée ; le représentant du régime est invité à New York et prononce un discours sur les doubles standards de l’Occident.

Quelques États alliés mettent en garde contre les atteintes à la souveraineté nationale.

Et finalement, tout le monde quitte la salle la conscience tranquille pour aller déjeuner ensemble, puisque les droits humains ont, une fois encore, été « discutés » avec succès.

La victime ou le prisonnier préférerait peut-être que les droits humains soient un peu appliqués au lieu d’être simplement discutés, mais du point de vue de Messieurs les diplomates, c’est le problème de la victime : elle n’est probablement pas suffisamment familiarisée avec les subtilités de la diplomatie multilatérale.

La République islamique : cliente de longue date du département des « profondes inquiétudes »

La relation entre la République islamique et les mécanismes onusiens des droits humains ressemble un peu à celle d’un mauvais payeur avec sa banque : pendant des années, les lettres arrivent, les avertissements arrivent, le dossier devient de plus en plus épais, mais le client continue d’entrer dans l’agence avec une parfaite assurance pour expliquer que le véritable problème, c’est la banque.

En 2026 encore, les communications officielles des experts de l’ONU concernant l’Iran ont porté sur des préoccupations relatives notamment à la peine de mort, à la liberté d’expression et de réunion, aux défenseurs des droits humains, à l’indépendance des juges et des avocats ainsi qu’à la torture.

Le problème n’est donc pas le manque de documents.

Si la République islamique pouvait être réformée à coups de rapports, elle serait probablement devenue la Suisse du Moyen-Orient depuis longtemps.

C’est à ce moment-là que l’ONU se transforme en phénomène assez extraordinaire : une machine formidablement équipée pour prouver qu’un événement que tout le monde a vu s’est effectivement produit.

Les gens disent :

« Nous avons été réprimés. »

L’ONU répond :

« Il faut enquêter. »

Les témoins témoignent.

L’ONU répond :

« Les informations sont préoccupantes. »

Les preuves s’accumulent.

L’ONU répond :

« C’est très préoccupant. »

La mission d’établissement des faits remet son rapport.

L’ONU répond :

« De sérieuses préoccupations existent. »

Le Conseil des droits de l’homme : une satire écrite par la géopolitique

L’une des merveilles du système international des droits humains réside dans le fait que les États sont à la fois les objets de la surveillance et les principaux acteurs des institutions chargées de décider en matière de droits humains.

En conséquence, des pays dont le propre bilan en matière de droits humains fait l’objet de critiques sérieuses peuvent s’installer derrière un microphone et prononcer des discours sur les principes des droits humains, la nécessité de ne pas les politiser et le respect mutuel.

C’est à peu près comme si une association de défense des végétariens choisissait son conseil d’administration parmi les propriétaires des boucheries du quartier, avant de leur demander d’adopter une résolution sur les droits des moutons.

L’un déclare :

« Nous respectons la dignité du mouton. »

Un autre ajoute :

« Mais il ne faut pas politiser la question du mouton. »

Un troisième avertit :

« Chaque pays a le droit de décider du sort du mouton conformément à ses propres conditions culturelles. »

À la fin de la réunion, on sait même où se trouve le mouton, mais par respect pour la souveraineté nationale, il vaut mieux ne pas poser davantage de questions.

Les coalitions politiques entrent également en scène à ce stade. Les États votent en fonction de leurs intérêts, de leurs alliances et de considérations géopolitiques, tandis que des expressions comme « non-ingérence », « souveraineté nationale » et « politisation des droits humains » deviennent parfois des instruments de défense face aux pressions internationales.

Bien entendu, les doubles standards ne sont pas l’apanage de la Russie, de la Chine ou des alliés de la République islamique ; les États occidentaux ont eux aussi, à de nombreuses reprises dans leur politique étrangère, appliqué des traitements différents à leurs alliés et à leurs adversaires.

Et c’est précisément une partie de cette ironie amère : presque tous les pays adorent les droits humains, surtout lorsque c’est leur ennemi qui les viole.

Dans la politique internationale, les droits humains ressemblent étrangement à une lampe de poche : tout le monde en possède une, mais chacun préfère généralement la braquer sur le visage du voisin.

L’Assemblée générale : le festival annuel des gouvernements les plus innocents du monde

Puis nous arrivons au grand festival de l’Assemblée générale ; cet endroit où, chaque année, les représentants des gouvernements du monde entier montent à la tribune et où, si vous vous contentez d’écouter leurs discours, vous finirez par croire que la planète Terre ne possède, fondamentalement, aucun mauvais gouvernement.

Disons-le comme ça :

Chaque année, les dirigeants et les représentants des pays arrivent à New York.

Les avions atterrissent.

Les cortèges diplomatiques se mettent en mouvement.

Les rues sont fermées.

Derrière la célèbre tribune verte, chaque gouvernement raconte sa propre version du monde.

Les pays bellicistes et ceux qui soutiennent des terroristes parlent de paix.

Les régimes qui pratiquent la censure parlent de justice.

Les grandes puissances parlent de l’égalité des nations.

Les petits pays prononcent des discours sur le respect du droit international.

Et presque tout le monde considère que le principal problème de la planète est le comportement des autres.

Et personne, absolument personne, ne ment, évidemment, puisque les menteurs sont les ennemis de Dieu.

Cette organisation ressemble davantage à une immense réunion de famille dont les membres se détestent mutuellement mais qui, parce qu’ils ont un héritage en commun, sont obligés de se réunir plusieurs fois par an.

L’un a imposé des sanctions à l’autre.

Le deuxième espionne le premier.

Le troisième fournit des armes au quatrième.

Le quatrième accuse le cinquième.

Le cinquième rédige une résolution.

Le sixième s’abstient.

Le septième explique qu’il s’agit d’une affaire intérieure.

Le huitième quitte la salle.

Et à la fin, l’épouvantail au milieu du champ… ah pardon, le président de séance, déclare :

« Je remercie les membres pour leur esprit de coopération. »

La seule conclusion logique est donc que les guerres, les prisons politiques, les tortures, les occupations, les exécutions et les millions de personnes déplacées sont probablement l’œuvre d’une civilisation extraterrestre qui n’a pas encore obtenu de siège aux Nations unies.

Le représentant de la République islamique peut parler de justice, le représentant de la Russie de paix, un autre gouvernement de souveraineté nationale et encore un autre d’ordre international fondé sur des règles ; puis ils peuvent tous se croiser dans les couloirs en ne se souvenant, chacun, que de la partie des règles qui correspond précisément aux intérêts de sa politique étrangère.

Si l’hypocrisie produisait de l’énergie, le bâtiment des Nations unies pourrait alimenter toute la ville de New York en électricité.

Le langage de l’ONU : l’art de ne rien dire en quatre pages

Le secrétaire général des Nations unies exerce lui aussi un métier étrange.

D’un côté, le monde attend de lui qu’il prenne position face aux guerres, aux crimes, à la répression et aux crises.

De l’autre, il ne dispose d’aucun instrument exécutif indépendant lui permettant de contraindre n’importe quel État à obéir.

Le secrétaire général doit donc posséder un art particulièrement rare : parler de manière à avoir effectivement dit quelque chose, sans provoquer une nouvelle crise diplomatique, tout en respectant la Charte, sans mettre les États membres en colère et en restant capable, le lendemain, de négocier avec les mêmes gouvernements qu’il a critiqués aujourd’hui.

Le produit de cette situation, c’est le langage particulier de l’ONU.

L’ONU s’est même créé sa propre langue ; une langue dans laquelle, plus la catastrophe devient grave, plus l’adjectif placé à côté du mot « inquiétude » monte en grade.

Dans le langage des êtres humains, on dit :

« Ils sont en train de tuer des gens. »

Dans le langage diplomatique, cela devient :

« Les informations reçues suscitent de graves préoccupations. »

Une personne normale dit :

« Arrêtez-les. »

Le communiqué dit :

« Les autorités concernées sont instamment appelées à respecter leurs obligations internationales. »

Et si la situation échappe totalement à tout contrôle :

« Le Secrétaire général suit de près l’évolution de la situation. »

Cette dernière phrase devrait à elle seule faire trembler n’importe quel régime répressif, parce que si ça ne le fait pas trembler, c’est vraiment qu’il est con comme un âne.

Car désormais, non seulement il y a une « évolution de la situation », mais en plus quelqu’un, à New York, la « suit de près ».

Disons-le comme ça :

Imaginez notre adorable petit dictateur à nous, le Guide des musulmans du monde, Monsieur Khamenei, se réveillant en sursaut au milieu de la nuit, le front couvert de sueur froide, et convoquant le Président de la République :

« Monsieur le Président, j’ai une mauvaise nouvelle. Le Secrétaire général suit de près l’évolution de la situation. »

Le Président pâlit :

« Excellence, c’est dangereux à quel point ? »

« Très dangereux. À tel point qu’il pourrait même publier un communiqué. »

« Oh my God ! »

L’ONU n’est pas inutile

Mais ce constat soulève justement une question plus fondamentale : si l’ONU peut être utile pour distribuer de la nourriture, organiser des vaccinations, aider les réfugiés et documenter les crimes, pourquoi, dès qu’un dossier entre en collision avec les intérêts des grandes puissances, cet immense géant administratif se transforme-t-il soudain en un vieux monsieur poli debout à côté d’une bagarre et répétant :

« Messieurs, je vous en prie ! »

La réponse n’a rien de particulièrement mystérieux.

L’ONU n’est pas un gouvernement mondial.

Elle ne possède pas d’armée mondiale indépendante.

Elle ne dispose pas d’une police mondiale au sens conventionnel du terme.

Et elle ne se situe pas au-dessus des États puissants.

Cette organisation a fondamentalement été créée par ces mêmes États, et son pouvoir dépend lui aussi, dans une large mesure, de leur volonté.

Autrement dit, l’humanité a créé, pour contrôler les États, une organisation qui, pour accomplir une grande partie de ses missions les plus importantes, a besoin de la coopération de ces mêmes États.

C’est à peu près comme engager un gardien qui, avant d’arrêter un voleur, doit d’abord obtenir l’autorisation écrite du voleur lui-même.

Pour conclure, veuillez vous inquiéter

Peut-être que l’ONU, plutôt que d’être le « gouvernement du monde », est en réalité le miroir du monde ; un miroir extrêmement coûteux installé dans un bâtiment gigantesque et qui nous montre chaque jour comment fonctionne réellement le système international :

la morale dans le préambule,

les droits humains dans les discours,

les intérêts nationaux dans les salles de négociation,

et le pouvoir dans les sièges du premier rang.

Lorsque la République islamique réprime, lorsque la Russie ou la Chine utilisent leur poids politique dans un dossier, lorsque les puissances occidentales n’appliquent pas les mêmes critères à leurs alliés et à leurs adversaires, le problème ne réside pas seulement dans le fait que l’ONU « ne fait rien ».

Le problème est que l’ONU est faite des mêmes matériaux que ceux dont est fait le problème du monde :

l’État, le pouvoir, les marchandages, les intérêts et le droit de veto.

C’est peut-être aussi pour cette raison que la véritable réforme de cette structure fait l’objet de discussions depuis des décennies.

Il faudrait qu’une institution dans laquelle les détenteurs de privilèges spéciaux disposent d’un pouvoir spécial décide elle-même de réduire les privilèges de ces mêmes détenteurs du pouvoir ; une idée à peu près aussi brillante que de demander aux chats du quartier de voter l’interdiction de la chasse aux souris.

Malgré tout, demain matin, à New York, les drapeaux seront de nouveau hissés.

À Genève, une nouvelle réunion commencera.

Les interprètes mettront leurs casques.

Les diplomates ouvriront leurs dossiers.

Le représentant d’un régime parlera de paix.

Le représentant d’un autre parlera des droits humains.

Quelques pays protesteront.

Quelques pays s’abstiendront.

Un rapport sera adopté.

Et à la fin, un porte-parole se présentera devant les caméras afin de rassurer l’humanité en lui annonçant que l’Organisation des Nations unies « suit l’évolution de la situation avec une profonde inquiétude ».

Et quelque part, à l’extérieur de cette salle, un être humain sera probablement toujours en prison, une famille cherchera toujours son enfant, une ville sera toujours sous le feu et un gouvernement sera toujours occupé à expliquer que les informations relatives à ses crimes sont « politiques, biaisées et constituent une ingérence dans les affaires intérieures ».

Mais il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Parce que si la situation devient encore pire, la communauté internationale dispose d’un outil extrêmement puissant :

elle peut faire passer son inquiétude de « profonde » à « très profonde ».

Et si cela non plus ne fonctionne pas, Dieu merci, nous aurons de nouveau l’Assemblée générale l’année prochaine.


Ehsan Tarinia – Luxembourg
Écrit le 24 septembre 2026