
Il ne s’agit pas de dire que tous sont descendus dans la rue avec une même idéologie politique ; il s’agit de constater que, à l’instant de la vie et de la mort, à l’instant des balles et du sang, le nom qui est crié ne l’est pas par hasard.
Les révolutions ne se font pas par politesse, n’avancent pas avec une « rhétorique adoucie » et ne triomphent pas par l’effacement volontaire de la réalité.
Au Luxembourg, plusieurs associations de façade, enregistrées depuis des années sous des intitulés trompeurs de « défense des droits humains », ont ouvertement affiché leur opposition au prince Reza Pahlavi. Cette position a au moins le mérite de la franchise : elles ne dissimulent pas leur hostilité.
Le problème est ailleurs.
Le problème réside dans le fait que le récit du soulèvement populaire en Iran est, par ces mêmes groupes, réécrit de manière consciente et ciblée à leur avantage : les slogans sont censurés, les noms supprimés, et la vérité neutralisée par un vernis de vocabulaire humanitaire.
Ce n’est ni une défense des droits humains, ni une posture de neutralité ; c’est une distorsion délibérée de la réalité.
Mais plus douloureux encore que l’opposition déclarée, il y a le silence calculé de certaines autres associations.
Dans leurs communiqués, elles parlent de tout — sauf de ce que le peuple iranien crie haut et fort.
Elles n’ont pas le « courage » de nommer les choses ; non par peur pour leur vie, ni face au danger de la rue, mais par de petites considérations opportunistes d’exilés, soucieux de savoir comment revenir en Iran si, cette fois encore, le régime ne tombe pas.
Des déclarations saturées de mots agréables issus du lexique des droits humains, mais vides de la réalité de la rue.
Des récits sans risque pour les médias luxembourgeois, mais sans pertinence pour le peuple iranien.
Il existe aussi des groupes intermédiaires — ni malveillants, ni hostiles.
Hésitants entre leurs allers-retours vers l’Iran et la liberté de l’Iran.
Ils veulent être « aux côtés du peuple », mais pas au point d’en payer le prix.
Ils protestent, mais à demi ;
ils participent aux rassemblements, mais avec des lignes rouges sur les noms ;
ils accordent des interviews, mais au moment de publier leur nom dans les médias, soudain tout devient « complexe ».
Au lieu de dire la vérité des rues d’Iran, on publie des récits familiaux, la nostalgie de l’exil, l’angoisse de ne pas avoir appelé ses proches depuis la veille.
Cher ami, une révolution n’avance ni avec des « si », ni avec des « peut-être ».
Celui qui reçoit une balle en Iran ne renouvelle pas son titre de séjour ;
c’est sa vie qui est prolongée — ou non.
Ce texte ne s’adresse pas aux opposants du prince — leur position est claire.
Il s’adresse aux patriotes iraniens naïfs :
à celles et ceux qui ignorent les coulisses,
qui relaient des communiqués,
qui participent à des rassemblements dans l’espoir que « tout mouvement est forcément positif ».
Cher ami, la révolution ne se fait pas au Luxembourg.
La révolution est portée par ceux qui ont risqué leur vie, pas par ceux qui craignent de perdre leur popularité.
Quand le peuple d’Iran scande d’une seule voix un nom, toi, es-tu encore prisonnier de politesses de salon ?
Sous l’influence de pseudo-juristes des droits humains, par peur pour ton statut de séjour, par flatterie autour d’un avocat incompétent, tu participes à des rassemblements dont tu ignores les intentions réelles ?
La réalité est simple, même si elle est amère :
le peuple iranien a fait son choix.
Il n’a pas besoin de tuteurs exilés.
Il n’a pas besoin de censurer des noms.
Il n’a pas besoin de « récits alternatifs ».
Il veut seulement que sa voix ne soit pas déformée.
Si vous ne voulez pas nommer les choses, au moins ne cachez pas la vérité.
Si vous n’avez pas le courage d’accompagner, au moins ne faites pas obstacle.
Et si vous hésitez encore, sachez que l’histoire n’est jamais clémente avec les indécis.
Cette révolution ne triomphera ni par des communiqués édentés,
ni par des rassemblements sans identité,
ni par des silences élégants aux accents humanitaires.
La victoire revient à ceux qui disent la réalité telle qu’elle est —
même lorsqu’elle dérange.
Enfin, il faut s’arrêter et s’incliner devant le peuple qui, ces jours-ci, dans les rues d’Iran, les mains vides et le cœur plein, paie de sa vie le prix de la liberté.
Hommage à celles et ceux qui ont exprimé leur confiance nationale — non dans des urnes factices, mais dans l’arène du danger, dans la rue, sous les balles — en proclamant leur choix : le prince Reza Pahlavi.
Hommage à celles et ceux qui ont renoncé à leur vie sans jamais faire taire la voix de la protestation ;
hommage aux femmes et aux hommes qui ont scandé un nom, non par émotion, mais par expérience, mémoire historique et espoir d’avenir.
Aujourd’hui, on peut le dire haut et clair, sans faux-semblants :
nous avons désormais un leader national —
un leader qui incarne à la fois la chute de la République islamique et la conduite de l’Iran bien-aimé dans l’après–République islamique.
Cette réalité n’est ni le produit de la propagande de l’exil, ni le fruit de manœuvres de lobbying ;
elle est le résultat de la confiance d’un peuple qui a payé le prix.
Bravo au peuple iranien d’avoir répondu positivement à l’appel du prince bien-aimé ;
d’avoir dépassé la peur ;
d’avoir choisi l’unité plutôt que la division ;
et d’avoir montré que l’Iran a toujours des propriétaires.
Aujourd’hui, nous sommes plus proches que jamais de la chute du régime de la République islamique —
non grâce aux communiqués,
non grâce aux rassemblements à l’étranger,
mais grâce à un peuple qui tient debout à l’intérieur du pays.
Notre devoir, à l’extérieur, n’est ni de déformer leur voix, ni de censurer leur choix,
mais de refléter honnêtement ce cri qui résonne dans les rues d’Iran.
L’histoire, cette fois, est témoin.
Et cette fois, le peuple iranien n’est pas seul.
Que vive l’Iran.
