Salutations à vous, cher(e) ami(e),
dont la présence m’honore et illumine ce foyer d’idées et de mots.

Dans cet espace virtuel, je ne revendique ni titre ni prétention, et je ne nourris nulle intention d’offense. Mon seul vœu est d’écrire les élans de mon cœur, de partager mes pensées avec vous et, par ce cheminement, de me rapprocher d’une vérité pure et authentique.

Ainsi, tant que le souffle entre et ressort de ma poitrine, je continuerai à presser ma plume contre le papier, en reléguant la gomme dans un coin oublié, afin de ne jamais détourner mon pas de la voie que j’ai choisie.

Le 22 Bahman : la mise en scène de la vente de l’Iran

L’année où l’Iran fut vendu et la nation réduite en captivité

Je viens d’une génération qui ne considère pas la révolution de 1979 comme une « victoire », mais comme le point de chute d’une nation. Une chute qui ne s’est pas produite en un jour, mais à travers un processus progressif : un enchaînement de naïveté politique, d’alliances sans principes et d’une trahison commise au nom du « peuple », mais qui, en fin de compte, a enchaîné ce même peuple. Aujourd’hui, à l’approche de l’anniversaire de la célébration honteuse du 22 Bahman, cette question se pose à nouveau : comment une révolution qui promettait la liberté s’est-elle transformée en un 

Révolution, leadership et convergence nationale : pourquoi les célébrités et les activistes ne suffisent-ils pas à eux seuls ?

Dans l’histoire contemporaine, de nombreuses révolutions ont sombré dans l’instabilité ou n’ont pas réussi à réaliser leurs objectifs démocratiques non pas en raison de l’absence de mécontentement social, mais faute d’un leadership organisé ou en raison d’un leadership inadapté. Les recherches en science politique montrent que le « processus révolutionnaire » ne se limite pas à la phase de renversement du pouvoir ; sa phase la plus cruciale est celle de la « construction d’un nouvel ordre politique », laquelle dépend d’un leadership doté de capacités 

L’Organisation des Moudjahidines du peuple et les mouvements séparatistes : une menace pour l’avenir de l’Iran

Aujourd’hui plus que jamais, je suis convaincu que la question fondamentale de la politique iranienne ne se limite pas à la transition hors de la République islamique ; la question essentielle est de savoir quelle force est capable de conduire l’Iran à travers cette période de transition sans effondrement, sans guerre civile et sans risque de fragmentation territoriale. L’expérience historique de la région — de l’Irak à la Syrie et à la Libye — montre que la chute d’un système politique en l’absence d’un leadership national légitime et consensuel peut conduire à des années d’instabilité, d’ingérences étrangères 

14 février 2026 : de la « solidarité symbolique » à l’« action nationale effective »

Adresse aux Iraniens de la diaspora

Les transformations politiques durables ne se construisent pas sur l’élan d’émotions passagères, mais sur l’accumulation d’un pouvoir social visible, mesurable et cumulatif. L’expérience des mouvements nationaux aux XXᵉ et XXIᵉ siècles – de l’Europe de l’Est à l’Amérique latine – démontre clairement que la transition hors des régimes autoritaires s’accélère lorsque la « volonté populaire » dépasse le stade de protestations fragmentées et émotionnelles pour se hisser au niveau d’une action coordonnée, cohérente et quantifiable. Dans ce cadre, le rassemblement du 14 février 2026, organisé à l’appel du Prince Reza Pahlavi et tenu simultanément dans 

De la construction de l’État moderne à la responsabilité historique d’aujourd’hui

L’Iran traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus sensibles et les plus décisives de son histoire contemporaine. La persistance de la crise de légitimité politique, l’érosion de la confiance publique, l’incapacité des structures de gouvernance à répondre aux revendications sociales, ainsi que la répression systématique des protestations populaires ont fait de la question de l’avenir du pouvoir politique l’une des préoccupations fondamentales de la nation iranienne. La question centrale n’est désormais plus de savoir à quelles crises la République islamique est confrontée, mais bien de déterminer ce qui lui succédera et quelle force politique pourra, à la fois, représenter la 

La diplomatie coercitive et la crise de l’autorité :

pourquoi la République islamique n’est plus un acteur négociable

La dynamique quasi révolutionnaire des récentes protestations en Iran, déclenchées le 28 décembre 2025, a mis à nu, avec une brutalité sans fard, la nature réelle du régime de la République islamique aux yeux du monde entier. Ce soulèvement social a d’abord pris la forme de protestations contre la situation économique et l’effondrement de la monnaie nationale, avant de se transformer en un laps de temps extrêmement court en une profonde crise politique — une crise qui a conduit le régime au bord de l’effondrement de sa légitimité. Ces manifestations ne relèvent pas des protestations économiques éparses du passé, mais constituent le produit 

Le projet de contamination de l’opposition : frapper de l’intérieur, et non de l’extérieur

Trahison sans identité : du Basij universitaire à l’opposition Instagram

La répression ne se limite pas aux tirs à balles réelles et aux os brisés dans la rue. La forme la plus efficace de la répression est celle qui, sans effusion de sang, paralyse l’esprit collectif. Depuis des années, la République islamique a compris que le contrôle durable ne repose pas uniquement sur la coercition physique, mais sur l’ingénierie psychologique, l’infiltration sociale et la destruction de la conscience collective. Le matraquage est efficace à court terme ; la perturbation de la capacité à identifier l’ennemi, en revanche, est un projet de long terme. Le jour où le manifestant 

« Honte aux trois corrupteurs : le mollah, le gauchiste, le moudjahid »

Autopsie d’une trahison historique envers l’Iran

Dans l’histoire des mouvements sociaux, certains slogans ne sont pas de simples instruments de décharge émotionnelle ou de mobilisation affective. Ils se transforment progressivement en documents condensés de la mémoire historique : des énoncés brefs issus de l’expérience vécue, de l’épreuve du réel, des erreurs accumulées et de la maturation d’une conscience collective. Le slogan « Honte aux trois corrupteurs : le mollah, le gauchiste, le moudjahid » — ou encore « Mort aux trois corrupteurs : le mollah, le gauchiste, le moudjahid » — appartient à cette catégorie. Il ne procède ni d’un élan émotionnel 

L’Union européenne classe le Corps des Gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste : que fait le Luxembourg ?

Aujourd’hui, c’est à notre tour : du silence à la responsabilité au cœur de l’Europe

L’inscription du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne est une décision dont la portée dépasse largement celle d’un geste symbolique ou d’une réaction diplomatique. Si elle est comprise et appliquée avec rigueur, cette décision peut marquer le début d’une nouvelle phase dans la manière dont l’Europe fait face à une structure qui, depuis plus de quatre décennies

De Gaza à Téhéran : les droits humains là où ils deviennent un choix

Dans l’histoire contemporaine, le silence n’a pas toujours été le signe de l’ignorance ou de l’indifférence. Il est parfois la forme la plus précise et la plus calculée de la prise de position ; une position qui ne naît ni de l’impuissance ni du hasard, mais d’une conscience lucide et d’un choix délibéré. Ce qui s’est produit à partir de décembre 2025 face au soulèvement national du peuple iranien relève exactement de cette logique : un silence organisé, sélectif et lourd de sens. Alors que les rues d’Iran étaient le théâtre d’une répression et d’une violence d’une ampleur inédite — exécutions sommaires de manifestants, arrestations massives, coupures généralisées d’Internet et 

La mise en scène du statut de réfugié politique et l’effondrement de l’éthique de la solidarité

Au cœur du sang et du feu en Iran, au milieu des arrestations, de la torture et des fosses communes, un phénomène s’est développé au sein d’une partie de la diaspora — un phénomène qui, s’il n’est pas nommé avec précision, risque de se banaliser très rapidement. La mise en scène du réfugié politique désigne la situation dans laquelle une personne obtient un droit de séjour en invoquant un récit de répression et le statut de réfugié politique, mais qui, une fois ce statut acquis, ne mène plus aucune action politique significative et ne manifeste même plus le minimum de respect ou d’empathie envers le sang versé des victimes

Le populisme des micro-célébrités et la politique de la « revendication personnelle »

Critique d’un nouveau type émergent au sein de la diaspora iranienne 

L’une des conceptions les plus simples mais aussi les plus destructrices de la politique consiste à la considérer comme une relation personnelle ou un service. Dans cette perspective, le responsable politique ou la figure publique serait tenu de répondre directement et individuellement, à l’image d’un vendeur, d’un service client ou d’une célébrité du divertissement. Cette conception peut être qualifiée de compréhension infantile de la politique, car elle la réduit à des relations quotidiennes et personnelles. Dans ce modèle

Pourquoi les voisins musulmans et certaines puissances régionales redoutent-ils la chute de la République islamique ?

Le problème n’est pas la République islamique ; le problème, c’est « l’après »

Comprendre l’attitude des États vis-à-vis de la République islamique d’Iran sans tenir compte de la logique géopolitique et des calculs de puissance conduit à une analyse superficielle et incomplète. Dans le système international, les décisions ne se prennent pas sur la base d’un jugement moral, mais selon des critères de coût, de bénéfice, de stabilité, de prévisibilité et de contrôlabilité. Dans cette perspective

Was vom Aufstand übrig bleibt: Die Protestwelle ist abgeflacht, doch das Mullah-Regime steht weiter unter Druck


Dagegen setzt Ehsan Tarinia Gilani Hoffnungen in Reza Pahlavi. Der Journalist, Übersetzer, Schriftsteller und Medienunternehmer mit iranisch-luxemburgischer Staatsangehörigkeit stammt aus Sanandadsch im kurdisch geprägten Westen Irans. Bereits im Alter von 16 Jahren begann er journalistisch zu arbeiten. In einem Umfeld umfassender staatlicher Zensur entwickelte sich das Schreiben für ihn zu einer Form stillen Widerstands. Aufgrund des politischen Drucks und mehrerer Verhaftungen verließ Tarinia den Iran. 

Votre douleur n’est pas privée ; c’est la douleur de l’Iran

Au cœur d’un hiver où la rue s’est muée, de simple passage du quotidien, en champ d’épreuve de l’humain, l’Iran s’est souvenu une fois encore que la liberté n’est pas un mot décoratif pour les livres et les discours. La liberté est une vérité coûteuse : elle prélève son prix sur des poitrines haletantes, sur des jambes qui ont couru dans la peur, sur des fenêtres qui ont tremblé au bruit des tirs, et sur des cœurs qui ont traversé la terreur pour atteindre l’espérance. Et, comme cela se répète depuis des années, la réponse du pouvoir au cri fut la balle ; la réponse d’un gouvernement despotique au désir de vivre fut de faire taire les voix, de couper les communications, et de vêtir les villes de noir

Critique du discours d’une partie de l’opposition iranienne en exil face à l’Iran d’aujourd’hui

(En réponse au reportage publié le 17 janvier 2026 par le magazine Lëtzebuerger Journal sur les Iraniens du Luxembourg et aux positions de la « deuxième personne » citée dans ce reportage)

L’enjeu principal qui se dégage de ce reportage n’est pas un simple désaccord politique. Le désaccord, dans une nation vivante, est naturel. Mais ce à quoi nous faisons face aujourd’hui est beaucoup plus dangereux : la relativisation du crime, la neutralisation de l’ennemi principal, et la substitution du doute à la résistance nationale

"Reza Pahlavi, c'est la seule alternative actuellement. Il faut qu'il revienne." 

Ehsan Tarinia, Iranien du Luxembourg .


M. Tarinia énonce rapidement le nom de Reza Pahlavi, fils du chah qui a fui en 1979 et héritier du trône. "Pahlavi, c'est la seule alternative actuellement. Si vous allez dans la rue en Iran, on ne parle de personne d'autre. Il est très largement soutenu par les manifestants." Lui-même est convaincu que l'héritier du trône en exil aux États-Unis peut redresser le pays. "Il a déjà un programme pour renverser le régime, il veut ensuite organiser un référendum et il a aussi un programme pour après le référendum

Quand les « droits humains » deviennent un masque politique

La tromperie au cœur de projets de diversion autour des protestations iraniennes (gauches idéologiques, réseaux alignés sur la République islamique, Moudjahidine du peuple, faux opposants)


Le mouvement de protestation du peuple iranien n’est pas une simple explosion de colère ni une réaction à un événement isolé ; il constitue une nouvelle configuration d’une revendication historique : la reconquête de la souveraineté nationale face à un système qui a substitué l’État à la nation et transformé le pays — au lieu d’en faire la « maison commune des Iraniens »

La communauté iranienne mobilisée mais divisée


Le mouvement en Iran se fait désormais sans Internet, coupé par les autorités pour éviter de donner un écho à la mobilisation. Il reste très difficile d'accès aujourd'hui. Ainsi, il est plus compliqué d’avoir des informations de première main. «Nous savons que les autorités ont coupé Internet, les réseaux téléphoniques. Pendant ce temps-là, des Gardiens de la Révolution tirent sur la foule», reprend Ehsan Tarinia. Le mouvement se poursuit de manière désorganisée, malgré la féroce répression. La télévision d'État iranienne a annoncé mercredi que 3 117 personnes avaient été tuées lors du mouvement de 

Quand une promesse prend corps : lettre ouverte au président Donald Trump sur l’Iran, l’espoir et la responsabilité historique


Monsieur Donald Trump,

Président des États-Unis d’Amérique,

Je vous écris cette lettre sans formules de politesse, sans calcul diplomatique, sans ces « profondes préoccupations » sans coût réel qui, depuis des années, n’ont laissé au peuple iranien que des cendres. Car ce qui se déroule en Iran n’est pas une simple « crise interne » : c’est la répression organisée d’une 

Les droits humains à géométrie variable : quand il s’agit de l’Iran, on se tait


Le pouvoir de Khamenei, cherchant à imposer son récit, a qualifié toute référence positive au passé de « falsification de l’histoire » ou de « dépendance ». Mais ces étiquettes ont perdu leur efficacité face à l’expérience concrète de la population. La génération qui scande aujourd’hui le nom Pahlavi n’est ni héritière du régime précédent ni captive des médias d’autrefois ; c’est une génération qui a vécu la République islamique dans toutes ses dimensions et qui conclut désormais que le récit officiel ne correspond pas à la réalité

L’Iran, la nation et l’identité : repenser la nationalité et la religion à l’ère de la transition


L’identité, de Platon à Foucault, n’a jamais été un concept figé. Platon la cherchait dans l’« Idée éternelle » ; Aristote dans la « finalité et l’essence des choses » ; Descartes dans le « je pensant » ; et Hume, à rebours de ses prédécesseurs, la voyait dans le flux de l’expérience sensible, considérant le « moi » non comme une entité stable, mais comme une succession de perceptions. Hegel, dans La Phénoménologie de l’Esprit, a déplacé cette réflexion vers le champ de l’histoire en affirmant que

Le mécanisme de « snapback » et la fin de la République islamique : l’Iran au seuil de la transition


Le « mécanisme de snapback » — expression naguère cantonnée aux cénacles diplomatiques — est devenu un mot chuchoté jusque dans les ruelles d’Iran. Un mot qui ne renvoie plus seulement aux jeux de pouvoir des grandes capitales, mais qui prend un sens tangible pour la vie de millions d’Iraniens. Chaque fois que le dollar franchit un nouveau plafond, que les biens essentiels se raréfient, que l’espoir d’une embellie économique se dissout en mirage, c’est l’ombre de ce dispositif qui s’étend sur le pays

Geste moral, réalité amère : pourquoi l’Europe a-t-elle reconnu la Palestine ?


La décision récente de certains pays européens de reconnaître l’État palestinien apparaît, à première vue, comme un acte humanitaire, moral, conforme aux valeurs séculaires du Vieux Continent en matière de « droits de l’homme » et d’« autodétermination des peuples ». Mais si l’on soulève le voile des apparences et que l’on replace cet événement dans l’histoire et la politique mondiale, une image tout autre surgit : non pas celle d’une Europe puissante, mais d’une Europe affaiblie

Au-delà de l’Amour


Depuis le jour où ton regard s’est posé dans le destin de ma vie, le monde a pris une autre teinte ; comme si l’existence avait retenu son souffle un instant pour graver ton nom au plus profond de mon être. Dès lors, chaque matin s’est levé dans la clarté de ton sourire, et chaque nuit s’est apaisée sous la douceur de ta présence.

Tu n’as jamais été un commencement pour moi : tu étais la continuité d’un rêve ancien, le prolongement d’un désir qui mûrissait en silence dans mon cœur, bien avant que j’en connaisse le nom

L’équilibre de la terreur : pourquoi l’Occident ne confronte-t-il pas la République islamique ?

À première vue, ce qui frappait davantage que tout face à la dictature de la République islamique, c’était le lourd silence et l’attitude apathique de l’Occident. Un silence qui, malgré les menaces explicites, le programme balistique, l’enrichissement d’uranium, la répression intérieure et les assassinats extraterritoriaux du régime, persistait. Il paraissait donc, des années durant, que l’Europe et les États-Unis s’étaient volontairement plongés dans une torpeur de lièvre : une torpeur consciente ou née de la négligence, sous laquelle les idéaux proclamés de l’Occident 

La torpeur du lièvre européen face au renard atomique de la République islamique

L’Europe, face à la République islamique, ressemble à un voyageur qui tient en main le billet d’un mauvais train, mais qui, au lieu de descendre, feint d’avoir choisi la bonne destination. Depuis quatre décennies, des responsables européens, les yeux fermés et le cœur tremblant, ont conféré une légitimité à l’une des dictatures les plus dangereuses de notre époque. Ils ont eu, maintes fois, l’occasion de regarder le visage véritable de ce régime : un pouvoir bâti, à l’intérieur, sur le sang et la torture, et qui, au dehors, respire par le terrorisme et la menace

L’opposition perdue : pourquoi les adversaires de la République islamique n’ont-ils pas encore réussi à s’unir ?

L’Iran d’aujourd’hui est une terre juchée sur un trésor d’histoire et de culture, mais prise au piège de chaînes d’obscurantisme et de despotisme. Un pays qui fut jadis le berceau d’une splendeur de civilisation, de littérature, de science et d’art, est désormais devenu la scène d’une ruine sociale, économique et culturelle. Plus de quatre décennies de République islamique se sont abattues comme un cauchemar accablant sur le corps de cette nation, lui dérobant sa force et son espérance

La Maison d’où le Monde Commence

Ma vie a changé le jour où j’ai compris que le sens n’était pas dissimulé dans les grands événements ni dans les décisions spectaculaires, mais bien dans la présence discrète et constante de ceux qui, sans jamais revendiquer quoi que ce soit, rendent ton existence plus douce, plus supportable, et parfois même profondément aimable. Il m’a fallu des années pour parvenir à cette compréhension. Aujourd’hui, lorsque j’observe la maison que nous avons construite, lorsque je vois ma femme à mes côtés et que j’écoute le souffle paisible de Zhinous et de Fandogh résonner dans chaque recoin, je me dis qu’aucune transformation, aucune victoire, aucun succès ne peut égaler la valeur de moments comme ceux-là.

L’Iran dans le tourbillon des crises : récit d’un peuple pris dans l’ombre de la tyrannie

L’Iran n’est pas une terre sèche ; c’est une terre administrée par une gouvernance desséchée. Ce plateau qui, des siècles durant, sut bâtir une grande civilisation grâce aux qanats, au partage équitable de l’eau, à une culture maîtrisée d’un climat aride ou semi-aride, se trouve aujourd’hui livré à un pouvoir qui ne connaît ni le climat ni ne tient compte de son peuple. Si autrefois les Iraniens, avec le kârîz, l’ombre et une architecture ingénieuse, faisaient naître la vie au cœur du désert, aujourd’hui, malgré des milliards de dollars issus du pétrole et du gaz, les habitants sont abandonnés à l’obscurité, à la soif et aux coupures d’électricité

La lettre qui ne fut jamais envoyée

Il arrive un moment dans la vie où l’on réalise que ce que nous sommes devenus n’est pas le fruit d’un simple enchaînement d’événements ni le résultat mécanique de décisions personnelles, mais bien l’empreinte silencieuse de certaines présences qui, sans jamais réclamer d’attention, ont façonné les contours de notre existence avec une constance que l’on ne comprend qu’après avoir traversé le tumulte. En observant aujourd’hui le chemin parcouru, je saisis avec une clarté nouvelle que si ma vie a pu se réordonner, si j’ai pu émerger d’années saturées de pression, d’injustice et de jugements hâtifs, 

Des blessures d’hier à l’espérance de demain : relecture des pensées sectaires à l’ombre du mouvement national iranien

À l’heure où la nation iranienne livre un combat sans répit contre une tyrannie religieuse et rétrograde, alors que le sang de la jeunesse iranienne n’a pas encore séché sur l’asphalte et que les cris de liberté des femmes et des hommes s’élèvent des ténèbres vers le monde, un média d’un pays paisible et libre comme le Luxembourg publie trois récits sur la communauté iranienne. L’article de Thomas Holzer, dans L’Essentiel, reflète les multiples facettes de la diaspora iranienne

L’illusion du nationalisme dans la cour arrière des mollahs : regard sur l’Université du Luxembourg et les agents anonymes du régime sous le masque d’étudiants


À une époque où la patrie saigne des blessures profondes de la tyrannie religieuse et de la misère morale, l’ennemi n’a pas seulement planté ses griffes au cœur de l’Iran : il les a aussi déployées jusque dans les universités d’Europe. La République islamique d’Iran a compris, depuis plusieurs années, que sa survie ne résidait pas uniquement dans la répression 

Comment un Iranien vit la guerre avec Israël depuis le Luxembourg


Mais comment les plus de 2.000 Iraniens au Luxembourg vivent-ils le fait que leur pays d'origine ou de résidence soit en guerre? «Pour la diaspora iranienne, ce sont des sentiments ambivalents. D'un côté, on s'inquiète pour ses proches sur place; de l'autre, on veut agir», rapporte Ehsan Tarinia.

Ehsan Tarinia est un opposant déclaré au régime des mollahs et vit depuis quelques années au Luxembourg. Il gère le site d'information indépendant

Ni cette guerre n’est la nôtre, ni cet ennemi le nôtre : l’heure est venue de reprendre notre Iran


Plus de quatre décennies se sont écoulées depuis la trahison de 1979, catastrophe qui a précipité l’Iran hors de son orbite de progrès pour l’entraîner dans le gouffre de la réaction. En cet hiver funeste, un pays riche d’un héritage millénaire fut livré à une cohorte d’obscurantistes qui hissèrent l’étendard de l’islam politique sur les minarets et reléguèrent « l’Iran » à la périphérie de l’Histoire. Ce qui, à l’apparence, s’annonçait comme une révolution sous le signe de la liberté, de la justice et de l’indépendance se transforma très vite en une machine de répression, de misère, de superstition et de ruine

Des caricatures aux mots : comment une plume devint SIMOURQ

Je suis né sur une terre dont l’histoire s’est écrite avec le sang du cœur, avec l’encre des plumes, avec les cris brisés restés dans les gorges mais jamais réduits au silence. Une terre qui, dans les tempêtes les plus violentes du temps, est demeurée fière, préservant son sol et sa culture à travers les invasions, les trahisons, les défaites et les révolutions mensongères. Mon Iran n’est pas un simple nom : c’est une vérité enracinée dans le sol de l’Histoire, un nom qui a franchi les limites de la géographie pour se graver à jamais dans l’âme de ses amoureux

La trahison de 1979 : la chute de l’Iran dans l’étreinte des ténèbres

Dans l’histoire des nations, il est des dates qui non seulement infléchissent l’avenir, mais enchaînent des générations et consument les richesses d’un pays. Pour l’Iran, le 11 février 1979 (22 Bahman 1357) est de ces jours funestes : non une fête, mais l’anniversaire d’une immense trahison dont l’ombre lourde pèse depuis plus de quatre décennies. Une trahison vendue au peuple sous le nom de « révolution », qui fut en réalité un coup d’État organisé contre l’indépendance, le progrès et la modernité de l’Iran

Gardiens de la Révolution et Bassidj : du pillage de l’économie à l’exportation de la violence et du mercenariat

La République islamique d’Iran, dès son avènement, au lieu d’assurer le bien-être et la sécurité du peuple, a édifié une architecture militaro-sécuritaire dont la finalité première est la perpétuation de la domination cléricale et la survie du système de la velayat-e faqih (souveraineté absolue du juriste-théologien). Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI/IRGC) et la milice du Bassidj, deux bras essentiels de cet édifice, servent d’outils à la fois de répression 

Des ombres qui ne voient pas la lumière

Dans les défilés sinueux de l’existence, quelque part entre des sommets et des précipices sans fin, j’ai toujours avancé avec la conviction que les êtres humains, avant tout titre et tout masque, sont des compagnons. Qu’il s’agisse de collègues, de collaborateurs ou d’employés, de cercles intimes ou élargis, d’assemblées amicales ou, plus encore, du cœur même de la diaspora à laquelle j’appartiens—cette communauté qui s’efforce sans cesse de se définir—j’ai vu les gens non comme des rivaux, mais comme des voyageurs aux côtés desquels il est possible d’explorer des chemins inconnus

Les religions au microscope : vérité ou illusion ?

Les religions, l’un des plus anciens phénomènes humains, se sont présentées comme des instruments pour appréhender l’inconnu, cimenter la cohésion sociale et répondre aux questions fondamentales de l’existence. Confronté à la peur de la mort, au vide spirituel et au besoin d’expliquer le monde, l’être humain a forgé des récits qui furent ensuite sacralisés. Mais, si l’on considère ces croyances d’un regard plus précis, leurs contradictions, leur fragilité et, souvent, leur caractère fabriqué apparaissent au grand jour

Les Moudjahidines du peuple : des slogans à la congélation idéologique

Les Moudjahidines du peuple, cette secte qui, jadis, se voyait au sein de l’opposition iranienne à la hauteur de ses slogans tonitruants, ressemble aujourd’hui davantage à un musée de fossiles politiques qu’à un mouvement progressiste. Imaginez une équipe de vieillards, chacun lesté d’une dose d’idéologie figée et d’un regard pétrifié, rêvant d’un avenir radieux pour l’Iran mais manigançant dans un univers qui tient plus des cryptes obscures des sectes médiévales que d’un espace ouvert : ce seul tableau suffit à faire naître un sourire amer

L’Iran dans les griffes de la réaction rouge et noire

Le monde contemporain a vu naître à maintes reprises des idéologies qui, bien que différentes en apparence, se ressemblent profondément par leur essence. Le communisme et l’islam politique comptent parmi ces doctrines qui, malgré des origines historiques et philosophiques distinctes, se sont transformées, en maints lieux, en instruments de domination et d’asservissement des sociétés humaines. L’Iran, pays pris simultanément dans les tenailles de la réaction rouge (le communisme) et noire (l’islamisme), illustre avec force la manière dont ces deux forces peuvent plonger une nation dans des crises perpétuelles

Honneur, culte de la « nâmous » ou violence cachée : la vérité derrière la sacralisation

La ghayrat et la nâmous—deux vocables célébrés depuis des siècles dans les sociétés religieuses et traditionnelles—doivent aujourd’hui, plus que jamais, être examinés comme des instruments de domination et de contrôle. Ces notions, présentées en apparence comme des emblèmes de dignité, de morale et de noblesse humaine, plongent en réalité leurs racines dans des superstitions, des croyances vermoulues et des enseignements religieux et coutumiers qui n’ont aucun rapport avec la liberté et la dignité de la personne

Éveil, éthique et compétence politique : leur rôle dans la réussite de l’opposition iranienne

L’opposition à la République islamique d’Iran, en particulier hors des frontières du pays, se heurte depuis des années à des problèmes structurels et à de multiples défis. Ces difficultés, aggravées par la diversité idéologique, l’infiltration d’agents du régime et le champ de bataille complexe des réseaux sociaux, placent l’opposition dans une situation précaire. Cet article propose une analyse précise de ces enjeux et esquisse des pistes pour améliorer la situation actuelle

La gauche et l’affaiblissement de l’identité nationale iranienne : analyse des relations complexes et des idéologies importées

Le courant de gauche en Iran possède une histoire complexe et contradictoire. Dès son introduction, cette idéologie est entrée en scène avec des slogans flamboyants ; mais en pratique, non seulement elle n’a pas su résoudre les problèmes du peuple, mais encore, par ses actions et ses conceptions, elle a alimenté des crises sociales et culturelles. Cet article examine l’héritage des groupes de gauche iraniens, leurs actions contre la nation, et les raisons de leur hostilité envers le nationalisme et l’identité nationale

Analyse des dissensions au sein de l’opposition iranienne

Les différends entre les divers groupes de l’opposition iranienne, malgré leur objectif commun de s’opposer au régime de la République islamique, se sont transformés en un obstacle majeur à la formation d’une véritable union et coopération. Ces tensions se manifestent par des accusations réciproques, des insultes, des campagnes de dénigrement et des tentatives d’exclure l’autre de la scène politique. Le présent article s’attache à examiner les causes psychologiques et sociologiques de ces comportements et leurs conséquences

La fracture parmi les opposants à la République islamique : défis, racines et voies de sortie

Alors que la République islamique, par la dictature, la répression et la mauvaise gouvernance, a attisé les crises sociales, économiques et politiques en Iran, ses opposants demeurent confrontés à des défis essentiels sur la voie de l’unité et de la solidarité. Le présent article, dans une approche impartiale et en soulignant l’importance du leadership du prince Reza Pahlavi comme symbole d’unité, examine les causes de ces fractures, leurs effets délétères, ainsi que des pistes constructives pour surmonter cette crise

D’Ekbatan au Luxembourg : récit de justice et défis juridiques

La mort d’Arman Alivardi, séminariste de 21 ans et membre des forces de répression du Bassidj de la République islamique, survenue lors des manifestations « Femme, Vie, Liberté » dans la cité d’Ekbatan à Téhéran, a marqué un tournant des évolutions politiques et sociales en Iran. Engagé du côté des forces gouvernementales au sein de l’appareil de répression, il a été grièvement blessé le 26 octobre 2022 au cours d’affrontements de rue et a succombé deux jours plus tard

Excuses à ma conscience et révision de mes croyances : retour à l’identité nationale

Il y a vingt-deux ans, en quête de vérité et de liberté, j’ai écrit un texte intitulé « Je dis bonjour à tout le monde : salut compatriote », enraciné dans des idéaux cosmopolites. À cette époque, sous l’influence d’idées globalistes et de slogans sans frontières, j’avais relégué au second plan les frontières géographiques et identitaires, considérant tous les habitants de la terre comme mes compatriotes. Je croyais que la seule voie de salut pour l’humanité consistait à abolir les frontières et les identités nationales

Retour aux racines : du chemin de gauche vers la vérité

Depuis mon enfance, j’ai grandi dans un environnement où les valeurs religieuses étaient présentées comme la clé salvatrice de la vie et du monde, insufflées dans l’esprit curieux d’un enfant. Cependant, au fil de mon parcours, je me suis confronté à de nouvelles idées qui m’ont éloigné des cadres familiaux et m’ont conduit vers des convictions de gauche et révolutionnaires. Je pensais d’abord que ces idéaux représentaient une voie nouvelle et juste vers la justice et la liberté, mais peu à peu, les réalités amères et leurs contradictions m’ont été révélées

De la foi à la liberté dans l’athéisme : récit d’une transformation intellectuelle

Tout au long de ma vie, j’ai parcouru un chemin jalonné de recherches, de questionnements et de profondes explorations spirituelles et intellectuelles. Ce voyage m’a finalement conduit à un point où, plutôt que de placer ma foi en une religion ou un dieu particulier, j’ai choisi d’embrasser la confiance en moi-même et en la science. Depuis mes premiers souvenirs, j’ai toujours été en quête de réponses aux questions fondamentales de l’existence : « Pourquoi sommes-nous ici ? »

De la pierre palestinienne aux loques déchirées des pseudo-Iraniens : une histoire amère et familière

Parlons sans détour. Depuis ce matin, l’annonce de la mort de Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, fait le tour du monde. Pendant ce temps, Khamenei, ce matamore du Moyen-Orient, se terre tel un lâche dans son repaire pour échapper aux menaces. Et que manque-t-il à ce tableau ? Rien, si ce n’est la cohorte de nos compatriotes qui, depuis l’Europe et même ici au Luxembourg, continuent de se déchirer les vêtements pour la Palestine et désormais pour le Liban

Voyage du cosmopolitisme vers la démocratie et la laïcité : du rêve à la réalité

Dans ma jeunesse, mon idéal était celui d’un monde sans frontières, nourri par la solidarité humaine. Ma plume dessinait sur le papier les contours d’un avenir où les êtres humains, au-delà des appartenances nationales, religieuses ou ethniques, partageraient une même communauté mondiale, unis dans l’amour, la justice et l’égalité. Cet horizon cosmopolite n’était pas pour moi une simple utopie : il incarnait l’espérance d’un futur plus lumineux, où les différences se fondraient dans l’unité

Boycotter les élections : un outil civique pour affronter la tyrannie en Iran

Ces dernières années, l’Iran a traversé des bouleversements politiques et sociaux d’une intensité remarquable. Ces secousses ont pris une dimension accrue sous le règne du grand dictateur Seyed Ali Khamenei, notamment à la suite des massacres de l’automne 2022 et des élections législatives de mars 2024, marquées par un scandale retentissant. La mort — ou plutôt la disparition tragique — d’Ebrahim Raïssi, surnommé le « boucher de Téhéran », a offert à certains le prétexte de battre à nouveau le tambour d’une hypothétique amélioration progressive, sans remise en cause fondamentale du système en place

Pourquoi le peuple iranien et l’opposition rejettent-ils l’Organisation des moudjahidines du peuple d’Iran ?

L’Iran est un pays qui, tout au long de son histoire, a été confronté à d’innombrables défis politiques et sociaux. En quête de liberté, de justice et de prospérité, ses habitants ont traversé bien des mouvements et des soulèvements. Pourtant, au sein des forces et courants opposés à la dictature de la République islamique, l’Organisation des moudjahidines du peuple (OMPI/MEK) occupe une place tout à fait singulière—et négative—dans l’esprit et la conscience des Iraniens

Études, célébrité ou discernement ? Le duel des notions dans le monde contemporain

Dans l’ample paysage des sociétés humaines, un fossé profond s’est toujours creusé entre trois réalités fondamentales — la connaissance, le discernement social et l’instruction formelle — fossé que la précipitation du quotidien et des présupposés erronés fait trop souvent oublier. La croyance répandue selon laquelle le diplôme universitaire ou la notoriété publique constituerait un étalon de la culture et de la rationalité n’est, tel le reflet d’un miroir déformant, qu’une image travestie de la vérité humaine. Mais peut-on tenir ces notions pour équivalentes, sans examen ni nuance ?

L’impact du soutien de la diaspora iranienne sur le mouvement de libération du peuple iranien

Au cours des dernières décennies, tous les efforts du peuple iranien pour opérer des changements profonds et politiques à l’intérieur du pays se sont heurtés à d’immenses obstacles : restrictions systématiques, rigorisme coercitif et répression implacable d’un pouvoir dictatorial. Pourtant, le soutien de la communauté iranienne de l’étranger influe-t-il sur les mouvements intérieurs ? Ces appuis peuvent-ils agir comme un moteur des mutations sociales et politiques en Iran ? Quelle est, en définitive, l’ampleur du rôle de la diaspora dans la réalisation des aspirations de la population au pays ? C’est à cet enjeu que je tente de m’atteler dans cet article

Combien coûte l’indifférence ?

Vous avez sans doute entendu parler, ces derniers jours, du sit-in pacifique organisé par les membres du Comité national – Comité de défense des droits de l’Homme des Iraniens, branche de l’Association Simourq au Luxembourg, devant le Parlement luxembourgeois. Cette action, entamée le 6 février 2023, visait à protester contre la position du ministre des Affaires étrangères du Grand-Duché, qui avait refusé de soutenir la résolution du Parlement européen appelant à inscrire les Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes

Le Luxembourg doit se mouiller en faveur de l’Iran

Les Iraniens installés au Luxembourg seraient diversement impliqués dans les manifestations. «Les plus jeunes sont dans le mouvement, notamment le mouvement bahaï», un courant religieux, observe Ehsan Tarina, rédacteur du site d’information Luxembourg CheKhabar. Il reconnaît que d’autres se montrent plus prudents car «ils veulent rentrer calmement en Iran», tandis que les «réfugiés soi-disant politiques ne participent pas aux rassemblements....

Déclaration des Iraniens du Luxembourg

L’Iran vit aujourd’hui une situation révolutionnaire. L’ampleur des manifestations et les slogans scandés par les protestataires en témoignent clairement. Le peuple vise directement Ali Khamenei, guide autocratique de la République islamique, le désigne comme dictateur et exige la chute de son régime et de sa « velayat » absolue. Qu’un pays passe d’une révolution à l’autre en moins d’un demi-siècle s’explique aisément à la lumière du règne de Khamenei et du choix initial – funeste – d’un gouvernement théocratique

Le boycott des élections sous la République islamique

Dans la campagne qui s’est engagée, tant à l’intérieur du pays qu’au-delà de ses frontières, une étonnante unanimité se fait entendre autour d’une seule phrase : « Non à la République islamique ». Cette voix commune est remarquable et salutaire. L’odeur de corruption, d’oppression, d’incompétence, de cupidité, d’arrogance et de dictature, de même que le pillage systématique des ressources nationales par les dirigeants du régime, se sont répandus depuis longtemps dans le monde entier

Liberté

La liberté est l’un des concepts fondamentaux qui, à travers l’histoire de l’humanité, n’a cessé d’être discuté et analysé. Ce mot immense et porteur de sens ne définit pas seulement les droits essentiels de l’homme, mais constitue aussi un levier de développement individuel et collectif. Dans cet article, nous tenterons, avec un regard plus approfondi et à la manière d’un journaliste professionnel, d’explorer les multiples dimensions de la liberté et de proposer une approche renouvelée de sa compréhension

Qui est l’intellectuel iranien ?

En Iran, il existe des intellectuels dont tous les efforts tendent à réduire l’ignorance et l’inconscience de la société, et qui, au lieu de slogans creux, cherchent à instiller la connaissance et la vérité au cœur du peuple. Ces intellectuels ne travaillent pas pour des intérêts personnels ni par soif de pouvoir, mais par souci de l’avenir de la société ; ils s’attachent à trouver des solutions concrètes aux problèmes sociaux, économiques et culturels du pays. Par des livres, des articles et des critiques constructives, ils visent moins à s’empêtrer dans les politiques quotidiennes qu’à déraciner la corruption et à élever le niveau culturel