










Dans l’histoire contemporaine, le silence n’a pas toujours été le signe de l’ignorance ou de l’indifférence. Il est parfois la forme la plus précise et la plus calculée de la prise de position ; une position qui ne naît ni de l’impuissance ni du hasard, mais d’une conscience lucide et d’un choix délibéré. Ce qui s’est produit à partir de décembre 2025 face au soulèvement national du peuple iranien relève exactement de cette logique : un silence organisé, sélectif et lourd de sens. Alors que les rues d’Iran étaient le théâtre d’une répression et d’une violence d’une ampleur inédite — exécutions sommaires de manifestants, arrestations massives, coupures généralisées d’Internet et

Au cœur du sang et du feu en Iran, au milieu des arrestations, de la torture et des fosses communes, un phénomène s’est développé au sein d’une partie de la diaspora — un phénomène qui, s’il n’est pas nommé avec précision, risque de se banaliser très rapidement. La mise en scène du réfugié politique désigne la situation dans laquelle une personne obtient un droit de séjour en invoquant un récit de répression et le statut de réfugié politique, mais qui, une fois ce statut acquis, ne mène plus aucune action politique significative et ne manifeste même plus le minimum de respect ou d’empathie envers le sang versé des victimes


Le problème n’est pas la République islamique ; le problème, c’est « l’après »





































































